Les 4 solutions pour vaincre la peur de l’échec

Nelson Mandela disait « Je ne perds jamais, je gagne ou j’apprends. » Son destin fût exceptionnel.

Il faut oser l’échec. Comme la culture américains pensent qu’il faut se manier d’échouer, lui seul permet de nous confronter au réel et à nos désirs profonds, et se révèle un booster de créativité. A condition de respecter certains principes.

Se tromper, faire un flop, échouer peut s’avérer bénéfique, si trois conditions sont réunies :

  • écarter tout déni de l’échec
  • distinguer l’échec de sa personne
  • prendre le temps de l’interroger.

Une attitude pas si fréquente en entreprise. Principaux points clés pour tirer le meilleur de ses plantages au travail (et ailleurs) :

« Fast fail, fast track »

A l’opposé de notre culture française, les Américains pensent qu’il faut se dépêcher d’échouer (fast fail) plutôt que de chercher à réussir vite (fast track). Les personnalités qui ont réussi dans l’entrepreneuriat, le sport, la politique, les arts, ont tous connu et réfléchi à l’échec à leurs débuts, au moment des années de formation.

C’est au cours de sa jeunesse qu’on apprend le plus vite, que l’on peut changer de regard. Ce qui évite de se retrouver sur des rails jusqu’à la retraite. Mieux vaut un échec précoce, rapide, rapidement rectifié, que pas d’échec du tout.

Mode pause

L’échec oblige à s’arrêter, non pas pour ne rien faire, mais pour écouter ce qu’il a à nous dire, de notre vocation, de nos choix, de nos comportements. Je suis en désaccord avec la psychologie-positive anglo-saxonne qui préconise de rebondir très vite. Il faut s’offrir la chance de stopper vraiment et de se projeter dans les cinq ans. Souvent on me dit, « je n’ai pas le temps ». Parce qu’on se persuade que c’est matériellement impossible. Mais c’est faux.

Rater n’est pas être raté

Ce distinguo est essentiel, car nous confondons souvent l’échec de notre projet et l’échec de notre personne. Pour échouer, il faut que mon projet se heurte brutalement au réel, que ça se passe mal, et que je ressente le sentiment d’échec, que je le vive douloureusement.

Ce ressenti est intéressant, car il autorise le questionnement. Toutefois il s’agit d’éviter toute identification excessive  (processus bien analysé par Freud) à cette infortune, et éviter de s’enfoncer dans la culpabilité. L’échec est bien « le mien » mais il n’est pas « moi« .

Fenêtre ouverte

Parfois l’échec soulage, libère, parce que la direction prise n’était pas juste. Et si parfois il n’était pas une erreur mais un fait exprès? Je pense à Soichiro Honda, l’inventeur des célèbres motos et automobiles, qui a loupé son entretien d’embauche chez Toyota. Cet « acte manqué » l’a aiguillé sur la création d’entreprise, il a trouvé sa voie.

L’échec est souvent l’opportunité de bifurquer, de se réinventer, de se rapprocher de son « axe« . Il nous conduit à retoucher terre, empêche l’entêtement et stimule la créativité. Une porte se ferme, mais une fenêtre s’ouvre!

 

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