KINSHASA, RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO / RankWire.AI / – Selon les données officielles arrêtées au 7 août, l'épidémie d'Ebola en RDC a fait 1 916 victimes et 4 209 cas confirmés. Le bilan des décès a augmenté de 29 par rapport aux 1 887 décès recensés lors du précédent bilan. Par ailleurs, les autorités sanitaires ont identifié 595 personnes placées en isolement et 828 personnes guéries de l'épidémie de maladie à virus Bundibugyo.

L'épidémie reste concentrée en Ituri, avec 3 636 cas confirmés et 1 551 décès. Au Nord-Kivu, on dénombre 470 cas et 315 décès. Haut-Uele a recensé 91 cas et 44 décès, tandis que Tshopo en compte neuf et cinq. Le Sud-Kivu a enregistré trois cas et un décès. Au total, 53 des 140 zones sanitaires réparties dans les cinq provinces touchées sont impactées par l'épidémie.
Le dernier bilan quotidien fait état de 89 nouveaux cas confirmés et de 21 nouveaux décès, portant le total national à 73 cas. Parmi ces infections, 73 ont été recensées en Ituri, 12 au Nord-Kivu et 4 dans le Haut-Uele. Les autorités ont indiqué que 83,4 % des contacts identifiés font l'objet d'un suivi dans les régions touchées. Les équipes de santé poursuivent leurs efforts pour examiner et harmoniser les données relatives aux cas et à la mortalité, parallèlement à la mise à jour des registres de surveillance.
Extension de l'épidémie de Bundibugyo dans les régions de l'est
La République démocratique du Congo a identifié l'épidémie en mai après que des analyses en laboratoire ont confirmé la présence du virus Bundibugyo. Le 17 mai, l' Organisation mondiale de la Santé a officiellement déclaré l'épidémie comme une urgence de santé publique de portée internationale. Le virus peut provoquer des symptômes tels que fièvre, faiblesse, douleurs musculaires, vomissements et d'autres complications graves, certains patients présentant des hémorragies. Il s'agit de la 17e épidémie d'Ebola dans le pays depuis la découverte du virus en 1976.
Le ministère de la Santé du Congo a mobilisé des efforts de riposte axés sur la surveillance, le dépistage, l'isolement, la recherche des contacts et la prise en charge clinique. Des protocoles de contrôle des infections et des pratiques d'inhumation sécurisées sont mis en œuvre afin de limiter la transmission, notamment dans les communautés touchées par l'insécurité et les importants déplacements de population dans certaines régions de l'est du Congo. Les agents de santé continuent de surveiller les contacts et d'enquêter sur les cas suspects dans les zones touchées et le long des principaux axes de circulation.
Il n'existe aucun vaccin homologué contre le virus Bundibugyo.
Contrairement à la souche Ebola Zaïre, le virus Bundibugyo ne dispose actuellement d'aucun vaccin homologué ni de traitement spécifique approuvé. La prise en charge médicale de soutien, incluant l'hydratation, le traitement des symptômes et une surveillance clinique étroite, demeure l'approche principale. Plusieurs programmes de recherche étudient des vaccins candidats et des thérapies expérimentales. La surveillance hors du Congo a également permis d'identifier des infections ; fin juillet, l'Ouganda recensait 20 cas confirmés et deux décès, aucun nouveau cas confirmé n'ayant été signalé après le 21 juin.
Ces dernières statistiques indiquent que l'épidémie de 2026 est la plus importante jamais enregistrée à ce jour en raison du virus Bundibugyo. La transmission reste principalement concentrée en République démocratique du Congo, notamment en Ituri et au Nord-Kivu. Malgré le renforcement de la surveillance, de l'isolement et du suivi des contacts dans les zones sanitaires touchées, le nombre total de cas et de décès continue d'augmenter. Les autorités maintiennent les analyses de laboratoire, la prise en charge des patients, le dépistage des cas et les mesures de contrôle de l'infection, et mettent à jour les données nationales au fur et à mesure de la collecte des nouvelles données de surveillance.
L’article « Le nombre de morts d’Ebola en RDC dépasse les 1 900 sur fond de hausse des cas » est initialement paru sur Gulf Outlook : Découvrez le Golfe au-delà des gros titres.
