5 idées mauvaise qu’on se fait de nous-même et comment les combattre

Vous avez le sentiment que le sort vous maltraite, l’idée qu’on se sert de vous. Est-ce que vous vous dites ces choses-là ? :

      « Je suis trop gentil », « on m’utilise et après, on me jette »…

Et si vous y étiez un peu pour quelque chose ?

Il est pourtant possible de les dépasser, en prenant conscience et en acceptant d’agir progressivement pour les déjouer.

Nous allons voir cela tout de suite plusieurs mauvaises idées et les résoudre ensemble.

Idée n°1: « Je suis trop ordinaire (moyen) pour faire une belle carrière »

Au moindre challenge proposé (un nouveau poste, une négociation de haut vol), vous partez perdant. « Je ne suis pas au niveau, pas brillant comme un tel… »: vous vous comparez, à votre désavantage. Soit il s’agit d’un manque de confiance en vous, soit d’un processus de victimisation, en vue de vous faire plaindre…

A faire :

Revenez à des faits, à des réalités. Réalisez un tableau avec 3 colonnes.

1/ Les compétences que vous possédez.

2/ Celles que vous pouvez développer.

3/ Celles qui vous semblent inaccessibles.

Ne remplissez les n°2 et n°3, que si vous récoltez des éléments pertinents dans la n°1, vérifiés par des actions concrètes. L’objectif est de considérer la fierté des tâches accomplies, et de révéler votre potentiel en étant bienveillant avec vous-même!

Idée n°2: « Je dois me battre pour réussir »

Savoir être un « winner« , un « killer » … Autant de vertus glorifiées chez les commerciaux et qui ont fait tache d’huile. Ces mots, ancrés en vous, sont une variante de la ritournelle qui vous serine: « sois fort« . Or, il n’est pas nécessaire de créer des rapports de force pour être reconnu, valorisé ou pour garder sa place face à un nouvel embauché talentueux. Le risque de d’échouer ou d’être évincé est dans votre tête.

A faire :

Jouez la complémentarité. Persuadez-vous du bienfait de nouer des alliances plutôt que de combattre. Notez sur un papier, tout ce qui vous pousse à vous battre et tout ce qui vous pousserait à coopérer. Confronter les réponses, et choisissez-en 2 ou 3 positives afin de bâtir un plan d’action. Exemples: « Je connais mon job, je peux laisser mes clients s’exprimer un peu plus ». 

 

Idée n°3: « Je dois toujours m’en sortir seul »

Vous avez le sentiment de ne pouvoir compter sur personne. Cela a peut-être été vrai à un moment de votre vie, mais est-ce pertinent aujourd’hui alors que tout va bien? Face à la difficulté, vous refusez de demander de l’aide, craignant que celle-ci ne soit jamais au rendez-vous.

A faire :

Sollicitez des coups de main, en démarrant par des choses simples. Vous prévoyez une surcharge sur un dossier à rendre dans un mois? Recherchez le soutien d’un collègue sachant que vous aurez le temps de vous retourner s’il dit non. Et si c’est lui qui suggère son appui répondez: « Qu’est-ce que tu proposes? », l’amenant ainsi à préciser son offre, sans avoir à formuler vous-même la demande.

 

Idée n°4: « J’échoue toujours dans la dernière ligne droite »

C’est le syndrome de l’éternel second. Vous êtes toujours dans la short-list des candidats à une promotion, sans jamais parvenir à décrocher le job. Ou encore, vous n’arrivez pas à conclure ce fichu contrat avec le client. Au dernier moment, vous êtes rattrapé par un doute: « ça ne va peut-être pas marcher! ». Et bla-bla-bla, vous perdez le contrôle de la situation.

A faire :

Travaillez sur l’image que vous renvoyez, sur vos objectifs, pour montrer aux autres votre détermination.

1/ Listez vos atouts et vos défauts sur le plan professionnel, en interrogeant aussi des proches, et ce que vous voudriez changer.

2/ Exercez-vous, hors du bureau, à tenir la distance de vos désirs: mener à son terme un match de tennis, résister au découragement lors d’une partie de cartes, etc.

 

Idée n°5: « On sait m’utiliser, et après on me jette comme une chaussette »

Serviable, trop gentil, vous avez l’impression de vous faire avoir. Or, par votre comportement, vous faites naître chez l’autre un sentiment de gratitude, une sorte de dette symbolique qui satisfait votre soif de reconnaissance. Cela devient un mécanisme, qui crée un chantage affectif de la part de l’entourage. « Si tu ne fais pas ça, tu ne m’aimes plus, donc moi non plus. » Votre estime de soi est en jeu.

A faire :

Apprenez à dire « non« , en vous mettant sur un pied d’égalité. « Je suis heureux que tu aies pensé à moi sur ce dossier, je veux bien contribuer, qu’est-ce que j’y gagne? ». Dire non, ne signifie pas que l’on va se détourner de vous. Et repérez ce qui se cache derrière vos « oui »: des affects, des émotions à canaliser objectivement.

 

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