Avoir toujours raison !

Comment avoir toujours le dernier mot ? Sans être totalement de mauvaise foi ?

Inutile d’être un boss de l’art de la rhétorique. En connaître quelques principes suffit pour déjouer les pièges classiques, mais aussi pour en tendre quelques-uns. Pour avoir toujours raison !

En se défendant ainsi en milieu hostile, capable de se décaler et de déstabiliser, on passera pour un décideur, quelqu’un qui connaît ses dossiers et sait où il va.

Voici cinq techniques éprouvées : 

 

1. Changer de tempo

Chacun a un rythme de parole qui lui est propre, et il déteste qu’on le lui casse. Alors, prenez le contre-pied. Si votre interlocuteur est lent dans son exposé, prenez-le de vitesse, « répondez-moi par « oui » ou par « non »« . Il aura du mal à se justifier. Au contraire, s’il a un débit rapide, ralentissez le vôtre ; il va se crisper, s’exaspérer, au point qu’il en perdra la logique de sa démonstration.

LA LIMITE : donner l’impression de faire système du « speed-dating » ou de la « slow attitude ». Variez-les registres selon les personnes.

2. Jouer le silence

Celui qui s’exprime peu, donne l’impression de savoir écouter, d’être réfléchi, profond, de choisir ses mots. Se contenter de répondre, « oui » ou « non », embarrasse tout contestataire. La parole étant rare, elle est précieuse et tout le monde se tait pour l’accueillir.

LA LIMITE : savoir tenir le mutisme, lorsqu’il n’est pas naturel, car l’autre va réagir. Exercez-vous avant toute rencontre difficile.

3. Retourner l’argument d’autrui

Reprenez mot à mot les arguments déployés, en utilisant le « justement, si ». Exemple, « Zoé est inexpérimentée pour assumer cette mission »« C’est justement parce que Zoé est inexpérimentée, qu’il faut lui confier cette mission. »

LA LIMITE : s’enfoncer dans une partie de ping-pong interminable qui rabaisse le niveau du débat, et risque de tourner vinaigre. Stoppez à temps.

4. Couper les cheveux en quatre

Il s’agit de décomposer la thèse qu’on vous oppose. « Vous avez tort pour trois raisons. Premièrement… deuxièmement… troisièmement… ». C’est l’art de la dichotomie que pratiquait Platon. En plus, vous donnez l’impression d’être rigoureux et d’avoir un esprit d’analyse supérieur.

LA LIMITE : ouvrir d’autres champs de discussion où vous pourriez perdre pied. Méditez le thème de la conversation en amont.

5. Exiger la précision

« Qu’entends-tu par ‘délicat’ ? », « que signifie pour toi le terme de ‘pacte’ ? » En interrompant ainsi l’autre, vous l’empêchez d’aller au bout de ses explications. Pire, avec des « qui ? combien ? où ? quand ? en quoi ? etc » vous le forcez à revenir en arrière.

LA LIMITE  : braquer son interlocuteur et s’en faire un ennemi juré. Contentez-vous de le titiller sur le flou des mots employés.

 

 

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